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mercredi 15 septembre 2010

La Chambre régionale des Comptes ne préconise pas d'augmentation d'impôts à Grigny

La Chambre Régionale des Comptes vient de rendre son avis concernant le budget 2010 de la ville. Tant que cette décision n'a pas été rendue publique au conseil municipal, nous ne pouvons vous la présenter en détail.


Mais nous pouvons vous dire que pour la première fois depuis 4 ans, elle ne préconise pas de hausse d’impôts. Sauf décision contraire du préfet, il n'y aura donc pas d'augmentation cette année.

Si tel était le cas, ce serait une petite victoire et un grand soulagement pour tous ceux qui ont subi ces hausses et qui se sont mobilisés à nos côtés pour sortir Grigny de la spirale infernale des augmentations successives.

Après des mois de travail et d'engagement, nous sommes heureux de voir que nos efforts permettent d'éviter le pire.

Quelques semaines après avoir rejoint la majorité municipale en 2008 nous avons constaté la gravité de la situation et exigé de changer radicalement de méthode. Ce fut en premier lieu la reprise du vote du budget avec l'interdiction de masquer les dépenses réelles par ce que l'on a appelé les engagements non soldés.

Nous avons aussi initié la création du comité de stratégie qui veille à ce que la commune soit irréprochable en matière de gestion et qui recherche toutes les solutions possibles pour optimiser les dépenses

Alors, oui, les choses changent à Grigny.

Elles changent parce que notre équipe est déterminée et responsable. Elle a cette exigence de transparence qui faisait tellement défaut ces dernières années. Cela se traduit concrètement par un déficit contenu, un budget 2010 voté, et, élément inédit, 840 000 euros d’excédent !

Voilà ce qui a été mené en seulement une année ! Nous regrettons seulement que ces décisions prioritaires n’aient pas été prises auparavant.

vendredi 4 septembre 2009

LES GRIGNOIS N’ONT PAS A PAYER DEUX FOIS !

Nous sommes dans une situation sans précédent !
L'Etat a décrété une hausse de 44% de la Taxe d’Habitation et de 50% des impôts fonciers à Grigny !
Après les grands discours de Sarkozy pour les banlieues, alors que si souvent par le passé, l'Etat n'a pas tenu ses engagements, ils veulent faire payer l'addition à nos familles !
Les élus du groupe socialiste mettront en œuvre tous les moyens pour empêcher cette hausse et proposer d’autres solutions à notre situation si difficile.
Beaucoup de choses ont été dites sur la gestion passée de Grigny, sur des choix discutables qui ont indéniablement leur part dans le déficit cumulé de la ville.
Mais cela n'explique pas que la dette soit passée de 1,9 millions d'euros en 2006 à 13,5 millions en 2009.
Nous voulons absolument que vous soyez informés sur les causes de cette rapide aggravation afin que chacun puisse mesurer d’une part la responsabilité de la ville et de sa gestion jusqu'en 2008, et d’autre part la responsabilité de l'Etat.
Tout d'abord, une mise au point : il est fort probable que le déficit réel en 2006 était de l'ordre de 3 millions, car lorsque nous avons tout fait pour qu'un budget soit à nouveau voté à Grigny, nous avons fait ressortir des créances en cours c'est à dire des prestations et des achats dont la commune avait bénéficié mais qu'elle n'avait pas payé.
Nous ne sommes pas à l'origine de cette situation, nous n'étions pas encore là pour gérer, mais en devenant vos représentants nous avons assumé la responsabilité d'agir pour en sortir. Simplement, nous nous serions bien passés de ces mauvaises surprises.
3 millions en 2006 et 13,5 en 2009 !
Que s'est il donc passé pour que cela aille si vite ?
Une des causes principales, c'est que la ville de Grigny compte 644 enfants de plus dans nos écoles que le chiffre officiel du recensement de l'INSEE. Il faut savoir qu'avant l'INSEE comptait tout le monde. Maintenant, ils ne rendent visite qu'à 8% des foyers pour estimer le nombre total d'habitants. Ils se sont gravement trompés.
Ces enfants sont là et bien là, ils mangent à la cantine, sont encadrés, comme les autres, mais officiellement, ils n'existent pas ! De nombreuses preuves montrent qu'à Grigny nous ne sommes pas 26 100, mais plutôt 30 500.
Comme le montant des aides de l'Etat est fixé à partir du chiffre officiel du nombre d'habitants de l'INSEE, nous devrions donc percevoir 3 millions d’euros de plus chaque année.
Que l'INSEE et l'Etat viennent nous compter un par un s'il le faut, car avec ces 3 millions d'euros par an que la ville aurait dû percevoir en 2007, 2008 et 2009, cela ferait déjà 9 millions d'euros de dettes en moins.
C’est pourquoi les grignois n’ont pas à payer deux fois !
Ils n’ont pas à régler les dettes de l'Etat qui a le devoir de compter sérieusement nos habitants et de verser les montants d'aides réellement nécessaires à la ville. C'est une simple question de droit et d'équité, car même les services des impôts reconnaissent qu'il y a au moins 2400 grignois déclarés en plus que ce que dit l'INSEE.
En tant que députée suppléante, j’ai écrit à Nicolas Sarkozy et Fadela Amara pour obtenir gain de cause et un nouveau comptage face aux preuves accablantes que nous avons réunies.
Egalement, nous avons largement diffusé auprès de la presse l’ensemble de ces éléments.
Notre responsabilité d’élus, c’est d’obtenir pour vous ce que l’Etat nous doit.
Mais nous devons aussi faire en sorte que la commune produise tous les efforts possibles pour serrer les dépenses. C’est pourquoi les élus socialistes de la majorité ont proposé un « comité de stratégie » pour constituer un vrai « plan de redressement », en osant changer les organisations, les pratiques, pour faire mieux ou moins cher, et faire surtout la preuve d'une gestion saine et transparente.
La responsabilité de ceux qui étaient déjà là est engagée, car c'est derrière cette époque et le bilan de leur gestion que l'Etat se cache pour ne pas payer ce qu'il nous doit aujourd'hui.
Nous devons empêcher cette hausse d'impôts !
Nous sommes prêts à aller loin pour mener ce combat et nous n'excluons pas de solliciter nos habitants pour des actions aussi spectaculaires que l'injustice qui nous est faite.
Nous vous tiendrons bien sûr informés des évolutions de la situation.
A Grigny, défendre les intérêts et les droits de nos concitoyens exige de se battre chaque jour ! Rien n'est fait pour nous aider à relever la tête. Nous ne devrons compter que sur nous-mêmes !
Pour gagner cette bataille, nous devons être nombreux, n'hésitez pas à signer le texte :
LES GRIGNOIS N’ONT PAS A PAYER DEUX FOIS !


Bonjour,
J'ai pris connaissance avec la plus grande attention de vos messages.
Vos propos sont sans complaisance mais tout à fait lucides et justes, et je trouve tout à fait normal d'être interpellée ainsi.

Comme votre franchise s'accompagne de bienveillance, je sais que nous partageons surtout le souci de sortir Grigny de sa situation.
Je voudrais tout de même aller plus loin afin de vous expliquez davantage mes positions.
Sachez que je ne renie en rien mes propos, ni mes choix, ni les décisions prises avant et depuis les dernières élections. J'assume pleinement mes responsabilités au sein de la gestion municipale.
Néanmoins, vous m'accorderez je l'espère le droit de dire ce que je pense : ma première responsabilité est d'être intègre et sincère au service de ceux qui m'ont accordé leur confiance.
Alors, si mes convictions profondes me dictent de dire tout haut que nous devons nous y prendre autrement tant dans la gestion et l'organisation des services communaux que dans notre manière d'aborder nos relations avec l'Etat, j'assume pleinement mes responsabilités en le faisant.
Je sais que certains s'attachent à entretenir des polémiques stériles en faisant croire que tout ce que l'on peut dire ou faire est d'abord dicté par des contingences politiciennes et tactiques. C'est faux !

Mon devoir est de ne pas en tenir compte en continuant de dire et de faire ce que me dicte ma conscience.
Notre choix d'une liste d'union cherchait bien, soyez en sûr, à réunir toutes les forces vives pour travailler à l'avenir de Grigny. C'est toujours le cas...
Je reste convaincue de la sincérité de l'engagement de chacun au sein de la majorité de la municipalité et cela quelles que soient nos positions. On peut je crois ne pas être d'accord et alerter sans pour autant se « désolidariser ».

Nous sommes d'ailleurs tous d'accord sur l'essentiel, c'est à dire sur l'analyse des causes et également sur les objectifs à atteindre. Notre différence, c'est sur la manière d'y parvenir et la stratégie à adopter. Et ce débat essentiel doit aussi avoir lieu !
Je maintiens que nous avons le devoir de donner des signes forts de notre volonté de redressement et de reprise de contrôle des dépenses à l'Etat sans lequel nous ne pourrons pas nous en sortir.
Il n'y aura pas d'issue positive sans une véritable reprise de confiance mutuelle et la volonté partagée d'un travail commun et durable. Dire cela tout haut, c'est mon devoir d'élue !

Vous dites « vous êtes dans la continuité de la gestion passée ». C'est le moins que l'on puisse dire effectivement, puisque nous devons faire face à une situation déficitaire sans précédent et une hausse de la fiscalité insupportable pour nos habitants, imposée contre notre volonté !

Je suis parfaitement d'accord avec vous : notre « malformation de naissance » est un héritage très lourd à porter et gérer Grigny n'a rien d'une partie de plaisir. En ce sens, tous les élus passés et actuels méritent considération et respect. Reste que l'essentiel pour les habitants n'est pas seulement la sincérité et la volonté de bien faire de leurs élus mais surtout la réussite d'une politique.
Responsable face au présent, même dans ces terribles circonstances, c'est le sens même de mon engagement quotidien.

Mais, ne m'en voulez pas, je ne peux pas vous laisser dire que je suis responsable du passé.

Car ce n'est pas juste...
Je ne suis pas responsable du fait que trois années durant aucun budget n'ait été voté dans ma ville, ni du fait que de nombreuses créances en cours dont nous ignorions l'existence n'aient pas été réglées, ni de la décision du préfet d'augmenter soudainement les impôts dans des proportions inacceptables après de longues années de tolérance, ni encore du fait que des mesures de contrôle, de meilleure utilisation des moyens et de recherche d'efficacité n'aient pas été engagées plus tôt.
Vous le savez, la vie politique fait que chacun se positionne d'abord en fonction de sa conscience individuelle et aussi de ses propres intérêts. Alors, si certains à l'époque, même au sein du PS local, ont pris la décision individuelle d'y participer, cela n'engage qu'eux.
Reste que je n'étais pas là. Je n'y aurais peut être pas changé grand-chose, mais je suis sûre que si j'avais siégé au conseil municipal à l'époque, j'aurais fait depuis longtemps ce que je fais aujourd'hui : travailler d'une part au sein de ce « comité stratégique de redressement » dont j'ai proposé la création et qui en à peine un mois d'existence a déjà engagé des économies importantes, et surtout agir pour renouer des liens de confiance avec l'Etat au plus haut niveau.
J'attends à cet égard les suites données à mon entretien avec le Directeur de Cabinet de Nicolas Sarkozy, car j'espère toujours que les plus hautes instances se portent sur notre situation et je crois accomplir mon devoir en défendant activement l'intérêt des grignois à l'Elysée.
Alors, plutôt que de m'assimiler au bilan des mandats antérieurs et auxquels, que vous le vouliez ou non, je n'ai pas participé, accordez moi de n'être responsable que de mes actes. Gérer l'héritage, ce n'est pas être responsable de la fortune ou l'infortune qui vous est léguée, c'est agir ici et maintenant en tenant compte des réalités et surtout en tirant les leçons du passé.
Je tiens à vous remercier de vous être adressée à moi ainsi et je retiens de vos propos une formulation particulièrement juste et riche de sens lorsque vous dites : « les élus ont fait ce qu'ils ont pu, l'Etat aussi... et continuons à travailler pour le bien de tous. »
Il s'agit là certainement d'une synthèse les plus réussies de l'état d'esprit dans lequel je souhaite avancer.

Bien fidèlement
Fatima Ogbi