vendredi 4 septembre 2009

LES GRIGNOIS N’ONT PAS A PAYER DEUX FOIS !

Nous sommes dans une situation sans précédent !
L'Etat a décrété une hausse de 44% de la Taxe d’Habitation et de 50% des impôts fonciers à Grigny !
Après les grands discours de Sarkozy pour les banlieues, alors que si souvent par le passé, l'Etat n'a pas tenu ses engagements, ils veulent faire payer l'addition à nos familles !
Les élus du groupe socialiste mettront en œuvre tous les moyens pour empêcher cette hausse et proposer d’autres solutions à notre situation si difficile.
Beaucoup de choses ont été dites sur la gestion passée de Grigny, sur des choix discutables qui ont indéniablement leur part dans le déficit cumulé de la ville.
Mais cela n'explique pas que la dette soit passée de 1,9 millions d'euros en 2006 à 13,5 millions en 2009.
Nous voulons absolument que vous soyez informés sur les causes de cette rapide aggravation afin que chacun puisse mesurer d’une part la responsabilité de la ville et de sa gestion jusqu'en 2008, et d’autre part la responsabilité de l'Etat.
Tout d'abord, une mise au point : il est fort probable que le déficit réel en 2006 était de l'ordre de 3 millions, car lorsque nous avons tout fait pour qu'un budget soit à nouveau voté à Grigny, nous avons fait ressortir des créances en cours c'est à dire des prestations et des achats dont la commune avait bénéficié mais qu'elle n'avait pas payé.
Nous ne sommes pas à l'origine de cette situation, nous n'étions pas encore là pour gérer, mais en devenant vos représentants nous avons assumé la responsabilité d'agir pour en sortir. Simplement, nous nous serions bien passés de ces mauvaises surprises.
3 millions en 2006 et 13,5 en 2009 !
Que s'est il donc passé pour que cela aille si vite ?
Une des causes principales, c'est que la ville de Grigny compte 644 enfants de plus dans nos écoles que le chiffre officiel du recensement de l'INSEE. Il faut savoir qu'avant l'INSEE comptait tout le monde. Maintenant, ils ne rendent visite qu'à 8% des foyers pour estimer le nombre total d'habitants. Ils se sont gravement trompés.
Ces enfants sont là et bien là, ils mangent à la cantine, sont encadrés, comme les autres, mais officiellement, ils n'existent pas ! De nombreuses preuves montrent qu'à Grigny nous ne sommes pas 26 100, mais plutôt 30 500.
Comme le montant des aides de l'Etat est fixé à partir du chiffre officiel du nombre d'habitants de l'INSEE, nous devrions donc percevoir 3 millions d’euros de plus chaque année.
Que l'INSEE et l'Etat viennent nous compter un par un s'il le faut, car avec ces 3 millions d'euros par an que la ville aurait dû percevoir en 2007, 2008 et 2009, cela ferait déjà 9 millions d'euros de dettes en moins.
C’est pourquoi les grignois n’ont pas à payer deux fois !
Ils n’ont pas à régler les dettes de l'Etat qui a le devoir de compter sérieusement nos habitants et de verser les montants d'aides réellement nécessaires à la ville. C'est une simple question de droit et d'équité, car même les services des impôts reconnaissent qu'il y a au moins 2400 grignois déclarés en plus que ce que dit l'INSEE.
En tant que députée suppléante, j’ai écrit à Nicolas Sarkozy et Fadela Amara pour obtenir gain de cause et un nouveau comptage face aux preuves accablantes que nous avons réunies.
Egalement, nous avons largement diffusé auprès de la presse l’ensemble de ces éléments.
Notre responsabilité d’élus, c’est d’obtenir pour vous ce que l’Etat nous doit.
Mais nous devons aussi faire en sorte que la commune produise tous les efforts possibles pour serrer les dépenses. C’est pourquoi les élus socialistes de la majorité ont proposé un « comité de stratégie » pour constituer un vrai « plan de redressement », en osant changer les organisations, les pratiques, pour faire mieux ou moins cher, et faire surtout la preuve d'une gestion saine et transparente.
La responsabilité de ceux qui étaient déjà là est engagée, car c'est derrière cette époque et le bilan de leur gestion que l'Etat se cache pour ne pas payer ce qu'il nous doit aujourd'hui.
Nous devons empêcher cette hausse d'impôts !
Nous sommes prêts à aller loin pour mener ce combat et nous n'excluons pas de solliciter nos habitants pour des actions aussi spectaculaires que l'injustice qui nous est faite.
Nous vous tiendrons bien sûr informés des évolutions de la situation.
A Grigny, défendre les intérêts et les droits de nos concitoyens exige de se battre chaque jour ! Rien n'est fait pour nous aider à relever la tête. Nous ne devrons compter que sur nous-mêmes !
Pour gagner cette bataille, nous devons être nombreux, n'hésitez pas à signer le texte :
LES GRIGNOIS N’ONT PAS A PAYER DEUX FOIS !


Bonjour,
J'ai pris connaissance avec la plus grande attention de vos messages.
Vos propos sont sans complaisance mais tout à fait lucides et justes, et je trouve tout à fait normal d'être interpellée ainsi.

Comme votre franchise s'accompagne de bienveillance, je sais que nous partageons surtout le souci de sortir Grigny de sa situation.
Je voudrais tout de même aller plus loin afin de vous expliquez davantage mes positions.
Sachez que je ne renie en rien mes propos, ni mes choix, ni les décisions prises avant et depuis les dernières élections. J'assume pleinement mes responsabilités au sein de la gestion municipale.
Néanmoins, vous m'accorderez je l'espère le droit de dire ce que je pense : ma première responsabilité est d'être intègre et sincère au service de ceux qui m'ont accordé leur confiance.
Alors, si mes convictions profondes me dictent de dire tout haut que nous devons nous y prendre autrement tant dans la gestion et l'organisation des services communaux que dans notre manière d'aborder nos relations avec l'Etat, j'assume pleinement mes responsabilités en le faisant.
Je sais que certains s'attachent à entretenir des polémiques stériles en faisant croire que tout ce que l'on peut dire ou faire est d'abord dicté par des contingences politiciennes et tactiques. C'est faux !

Mon devoir est de ne pas en tenir compte en continuant de dire et de faire ce que me dicte ma conscience.
Notre choix d'une liste d'union cherchait bien, soyez en sûr, à réunir toutes les forces vives pour travailler à l'avenir de Grigny. C'est toujours le cas...
Je reste convaincue de la sincérité de l'engagement de chacun au sein de la majorité de la municipalité et cela quelles que soient nos positions. On peut je crois ne pas être d'accord et alerter sans pour autant se « désolidariser ».

Nous sommes d'ailleurs tous d'accord sur l'essentiel, c'est à dire sur l'analyse des causes et également sur les objectifs à atteindre. Notre différence, c'est sur la manière d'y parvenir et la stratégie à adopter. Et ce débat essentiel doit aussi avoir lieu !
Je maintiens que nous avons le devoir de donner des signes forts de notre volonté de redressement et de reprise de contrôle des dépenses à l'Etat sans lequel nous ne pourrons pas nous en sortir.
Il n'y aura pas d'issue positive sans une véritable reprise de confiance mutuelle et la volonté partagée d'un travail commun et durable. Dire cela tout haut, c'est mon devoir d'élue !

Vous dites « vous êtes dans la continuité de la gestion passée ». C'est le moins que l'on puisse dire effectivement, puisque nous devons faire face à une situation déficitaire sans précédent et une hausse de la fiscalité insupportable pour nos habitants, imposée contre notre volonté !

Je suis parfaitement d'accord avec vous : notre « malformation de naissance » est un héritage très lourd à porter et gérer Grigny n'a rien d'une partie de plaisir. En ce sens, tous les élus passés et actuels méritent considération et respect. Reste que l'essentiel pour les habitants n'est pas seulement la sincérité et la volonté de bien faire de leurs élus mais surtout la réussite d'une politique.
Responsable face au présent, même dans ces terribles circonstances, c'est le sens même de mon engagement quotidien.

Mais, ne m'en voulez pas, je ne peux pas vous laisser dire que je suis responsable du passé.

Car ce n'est pas juste...
Je ne suis pas responsable du fait que trois années durant aucun budget n'ait été voté dans ma ville, ni du fait que de nombreuses créances en cours dont nous ignorions l'existence n'aient pas été réglées, ni de la décision du préfet d'augmenter soudainement les impôts dans des proportions inacceptables après de longues années de tolérance, ni encore du fait que des mesures de contrôle, de meilleure utilisation des moyens et de recherche d'efficacité n'aient pas été engagées plus tôt.
Vous le savez, la vie politique fait que chacun se positionne d'abord en fonction de sa conscience individuelle et aussi de ses propres intérêts. Alors, si certains à l'époque, même au sein du PS local, ont pris la décision individuelle d'y participer, cela n'engage qu'eux.
Reste que je n'étais pas là. Je n'y aurais peut être pas changé grand-chose, mais je suis sûre que si j'avais siégé au conseil municipal à l'époque, j'aurais fait depuis longtemps ce que je fais aujourd'hui : travailler d'une part au sein de ce « comité stratégique de redressement » dont j'ai proposé la création et qui en à peine un mois d'existence a déjà engagé des économies importantes, et surtout agir pour renouer des liens de confiance avec l'Etat au plus haut niveau.
J'attends à cet égard les suites données à mon entretien avec le Directeur de Cabinet de Nicolas Sarkozy, car j'espère toujours que les plus hautes instances se portent sur notre situation et je crois accomplir mon devoir en défendant activement l'intérêt des grignois à l'Elysée.
Alors, plutôt que de m'assimiler au bilan des mandats antérieurs et auxquels, que vous le vouliez ou non, je n'ai pas participé, accordez moi de n'être responsable que de mes actes. Gérer l'héritage, ce n'est pas être responsable de la fortune ou l'infortune qui vous est léguée, c'est agir ici et maintenant en tenant compte des réalités et surtout en tirant les leçons du passé.
Je tiens à vous remercier de vous être adressée à moi ainsi et je retiens de vos propos une formulation particulièrement juste et riche de sens lorsque vous dites : « les élus ont fait ce qu'ils ont pu, l'Etat aussi... et continuons à travailler pour le bien de tous. »
Il s'agit là certainement d'une synthèse les plus réussies de l'état d'esprit dans lequel je souhaite avancer.

Bien fidèlement
Fatima Ogbi

11 commentaires:

Anonyme a dit…

Bravo pour cette réaction et pour ton combat

DiaF a dit…

Bjr Madame,

Les citoyens de Grigny ont bien reçu votre imprimé fort intéressant, évidemment. Son ton cependant, me choque. Il lui manque cette impartialité, un certain recul qui ne serait d'aucun parti, qui dégagerait la part de vérité à côté de la part d'erreur, nous donnerait la certitude que les hommes et les femmes, auxquels nous confions la conduite des affaires de la cité, possèdent les bonnes dispositions.

En effet, je suis contrarié de constater qu'en seulement trois années, le déficit de Grigny a été multiplié par 7,1 et qu'en 2009, le déficit réel 2006 de notre ville, ne soit toujours qu'une probabilité forte car, Mme Ogbi, un plan budgétaire se construit toujours sur la base certifiée des exercices annuels précédents. Le maire en est responsable devant ses citoyens.

Je suis attristé de lire que la comptabilité de vos cantines est établie sur la base des recensements de l'INSEE -que tous savent partiels- alors qu'elle doit être dressée à partir des listes d'inscription établies plusieurs mois avant la rentrée scolaire, et contrôlées quotidiennement. Sinon 644 enfants, chaque jour, ne sont pas nourris.
De même, si vous disposez de preuves "accablantes" témoignant d'un sureffectif de population de 4400 âmes, il vous appartient de notifier les erreurs auprès des services de l'INSEE afin que l'État puisse procéder aux ajustements. Un courrier (1) seulement, de votre main, a été adressé à M. Sarkozy, dites-vous, après trois années d'un déficit croissant. Personne pour alerter avant vous ?
Est-ce par hazard si la page budgétaire du site Internet de Grigny cesse en 2006 ou est-ce seulement le manque d'assiduité de l'équipe municipale ? Tout cela n'est pas bien sérieux ; j'incline cependant vers l'espoir d'un succès.

Par ailleurs, votre fameux "Les Grignois n'ont pas à payer deux fois !" montre que vous cédez à la colère. Ou bien est-ce simplement la réminiscence d'une jeunesse tulmutueuse ? En effet, un esprit déterminé s'appuie sur une démonstration pour faire admettre. Or pour les Grignois, il ne s'agirait pas de payer deux fois une dette, mais de combler le déficit cumulé de budgets mal ficelés.

Ainsi, il est navrant de constater qu'en France, les politiques manquent sérieusement d'imagination et ont de grosses difficultés à guider les agents économiques sur des perspectives de long terme. Quand les choses vont mal, l'air innocent, ils se tournent vers leurs contribuables et leur vide immanquablement les poches.

Je souhaite bon courage au comité de stratégie dont j'espère voir bientôt rendues publiques les analyses.

M. CHAUDRON

Fatima a dit…

Bonjour Monsieur,

Je tiens tout d'abord à vous remercier de votre franchise : j'ai pris connaissance de vos commentaires avec grand intérêt.

Sachez que je regrette sincèrement de vous avoir choqué quant au ton. Je suis "en colère" effectivement de voir les grignois frappés par ce coup de force de l'Etat et tout autant, après à peine plus d'un an de mandat, de découvrir encore l'ampleur des difficultés auxquelles nous sommes confrontés.
La verve et l'engouement pour cette cause ne sont que les manifestations d'une réelle soif de justice et non d'un relan de jeunesse tumultueuse.

Par ailleurs, j'ai peur de n'avoir pas été assez explicite (et de ne pas avoir été comprise) concernant le nombre d'enfants inscrits dans nos écoles : le prévisionnel "accueil et repas" des enfants scolarisés à Grigny est déterminé bien sûr à partir des inscriptions réelles dans nos écoles. Nous provisionnons les sommes nécessaires pour faire face aux dépenses effectives de nos missions, comme la loi le dicte, pour TOUS les enfants de notre ville.

Le problème vient bien de l'absence de reconnaissance de l'Etat de la réalité démographique de Grigny (la ville la plus jeune du département) suite à la sous-estimation avérée de l'INSEE du nombre d'habitants.

C'est ce chiffre officiel qui induit le montant de la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) que verse l'Etat à la commune, mettant en exergue un manque à gagner d'environ 3 millions d'euros par an depuis l'exercice 2007 que nous percevrions si les grignois étaient comptés sérieusement.

Je me permets de vous signaler que contrairement à ce qu'indique votre bon sens, je suis confrontée à de fortes résistances administratives et technocratiques, pour que face à ces preuves, l'INSEE et l'Etat reconnaissent leurs erreurs.
Cela ferait un facheux précédent pour l'Etat et une jurisprudence pour d'autres communes dans des situations analogues.
D'ailleurs, je vous informe qu'un "livre blanc" de professionnels de l'INSEE, en lutte interne avec leur propre direction, recense les incohérences méthodologiques et parfois la mauvaise foi de certains procédés.

Il ne s'agit donc malheureusement pas d'une simple "rectification" à obtenir mais d'un véritable combat qui à ce jour n'a pas de précédent : les signalements antérieurs sont restés lettre morte et le préfet ne semble pas vouloir agir pour mettre fin à cette injustice. Vous le voyez, la patience, la hauteur d'esprit, l'objectivité et ce bon sens que je partage avec vous ont leurs limites.
C'est pourquoi j'ai pris la décision d'alerter la presse et de faire en sorte que notre situation soit publiquement connue.

Pour finir, vous l'avez compris, malgré notre participation à l'actuelle majorité, je n'entends pas dédouaner nos prédécesseurs de leurs errances en matière de gestion. C'est en cela que les grignois "payent deux fois" : l'absence de rigueur du passé, et les tours de passe-passe de l'Etat.
En dépit de notre place "sensible", à la fois participant à l'actuelle majorité et tout autant "critique" quant aux erreurs du passé, je compte agir pour que les mesures nécessaires à la maîtrise des dépenses soient enfin engagées.

Je partage donc avec vous l'espoir de voir enfin ce comité stratégique faire preuve effectivement de suffisamment d'imagination pour que soient prises les décisions qui s'imposent.

Je vous prie, cher Monsieur, de recevoir une nouvelle fois tous mes remerciements, me tenant à votre disposition pour échanger et le cas échéant recueillir vos réflexions et vos idées pour en sortir. N'hésitez donc pas à m'interpeller autant que nécessaire.
Avec le témoignage de mon sincère dévouement au service de nos habitants !

Fatima OGBI

Anonyme a dit…

Je suis conscient des difficultés que tu rencontre pour faire avancer les choses tant du point de vu politique qu'administratif!
mais il faut garder espoir car l'Histoire est en mouvement et c'est toi qui imprime le tempo!
courage!

Ton ange gardien

Anonyme a dit…

Enfin une parole libre et indépendante... Félicitations pour votre franchise et vos positions. Mais je vous mets en garde : l'Etat risque d'utiliser vos critiques sur la gestion communale pour ne pas assumer ses responsabilités, et ce serait une catastrophe pour nous les habitants.
Je suis d'accord avec vous mais je trouve qu'on devrait d'abord être unis contre l'Etat, pour obtenir les sommes dont vous parlez. Ensuite, il sera toujours temps de faire le ménage dans les petits abus et les copinages de cette bonne vieille mairie.
En tout cas, vous êtes honnête et vous faites honneur à vos fonctions. Continuez...
Un contribuable de tout coeur à vos côtés

M.X. a dit…

D'un autre côté, je me demande si l'Etat, la Préfecture accepeteront, un jour, de travailler avec l'équipe actuelle.

Ne faudrait pas commencer par modifier ceux qui sont aux commandes et ceux qui vont aux négociations ?

Une union de toutes les forces politiques de la ville, mais avec du sang neuf à sa tête.

Je vous considère déjà comme le meilleur remède aux difficultés de communications et de négociations. Mais je ne dis pas que ce sera simple et encore moins que vous ferez des miracles.

Je crois qu'il est possible de changer les choses, mais pour cela, il faut à la fois un peu de folie et beaucoup de courage.

Bien à vous.
M.X.

Fatima a dit…

Bonjour,

J'ai pris connaissance de votre message et je vous remercie sincèrement pour vos compliments.
Je suis très attentive à votre mise en garde car vous avez raison : les représentants de l'Etat peuvent effectivement "utiliser" les réserves que j'ai exprimées sur la qualité de la gestion passée de Grigny.

Néanmoins, j'ai mûrement réfléchi cette prise de position justement parce que l'Etat parle tout le temps de notre gestion et se cache précisément derrière notre silence à ce sujet. Alors, autant dire les choses...

Tout d'abord contrairement à M. le Préfet, je n'ai jamais parlé de "mauvaise gestion".
J'ai dit que certaines décisions ne s'imposaient pas et que notre situation actuelle aurait pu être mieux anticipée : nous ne ferons croire à personne que tout était parfait.

L'Etat a de grandes responsabilités qu'il doit assumer, je ne reviendrai pas là dessus, mais nous ne pouvons plus nous contenter de dire que "l'Etat est le seul responsable". Nous devons montrer également que la municipalité est prête à encore plus d'efforts de son côté pour améliorer la maîtrise des dépenses, et qu'elle fait face à ses responsabilités JUSTEMENT pour que l'Etat assume enfin les siennes.

Je vous remercie encore pour votre bienveillance.
Bien à vous

Anonyme a dit…

Vous écrivez dans votre message :

« La responsabilité de ceux qui étaient déjà là est engagée, car c'est derrière cette époque et le bilan de leur gestion que l'Etat se cache pour ne pas payer ce qu'il nous doit aujourd'hui. »

Que vous le vouliez ou non, vous êtes solidaire et coresponsable de la gestion municipale. C’est une liste commune que vous avez présenté dès le premier tour et sans proposition alternative. Vous êtes donc dans la continuité de la gestion passée à laquelle votre Parti a activement participée.

En avril vous le reconnaissiez d’ailleurs sur ce blog : « C’est pourquoi je suis fière d’avoir participé avec mon groupe à un véritable travail de fond pour revenir à la norme en préparant et en VOTANT EN BUDGET, malgré les difficultés… »

C’est bien après ce travail de fond que la sanction est arrivée : + 50 % pour les habitants. Vous avez voté des recettes fictives et continuez ainsi la pratique passée.

Le propre des responsabilités, c’est qu’elles s’assument dans les bons jours comme dans les mauvais. Le trou dans la coque d’un navire distingue les capitaines, qui montent sur le pont, de ceux qui ne pensent qu’à quitter le navire. Ne soyez pas de ces derniers.

L’attitude des élus de l’opposition est digne : chacun pour sa part, ils ont apportés leurs contributions. L’opposition de droite, faut-il préciser, car pour ce qui est du PDG, le constat est affligeant. Ne rejoignez pas cette indignité, car toutes les ambitions meurent dans l’absence de courage politique.

On peut faire la genèse de ce coup dur qui frappe la population, mais c’est renvoyer dos-à-dos la municipalité (dont vous faites partie à un poste éminent) qui a dérapé et l’État qui a laissé faire. L’une est coupable, l’autre est complice.

Mais le plus important est d’arriver à des solutions qui ouvre une voie d’avenir, aujourd’hui close. Grigny est issue d’une malformation de naissance. Les élus ont faits ce qu’ils ont pu, l’État aussi. Luttons contre les mauvaises décisions – et l’augmentation en est une - et continuons à travailler pour le bien de tous, pas pour les sous-chapelles et les sous-courants.

L'incantation est facile, l'action difficile. On ne croit plus en une, mais on attend l'autre.

Anonyme a dit…

Madame,

Dans les prochains jours le « collectif 100% » rencontre le Préfet. Objectif : faire entendre la voix des habitants de Grigny, enfin c’est la promesse du Maire… !
La lecture de « Grigny Info » permet de comprendre que ce collectif est en grand partie instrumentalisé dans le but de téléguider le message « ce n’est pas nous, c’est l’Etat et vous voyer M. le Préfet c’est les pauvres habitants de Grigny qui vous le disent ! ».
Monsieur, le Maire, mesdames, messieurs les Elus, la population que votre politique sociale ignore en a assez de vos faux prétextes « l’on ne va pas fermer les crèches, l’Etat nous doit réparation d’un projet vieux de 30 ans ». Que vous le vouliez ou non c’est vous qui avez engagé les dépenses et non l’Etat.
Le peuple qui se lève tôt et se couche tard (afin de mieux vivre), espère que le prochain conseil Municipal sera l’occasion de vous engager officiellement (par écrit auprès du Préfet) dans une démarche de réduction des coûts à tous les niveaux. Les 2500 signatures ne suffiront pas à gommer les dérives dénoncées par la CRC depuis 2003.
Les pistes à étudier sont nombreuses :
• Réduire le parc de voitures de fonctions et appliquer la retenue fiscale pour avantage en nature,
• Niveler les niveaux des prix des repas et imposer un tarif unique raisonnable en fonction du coût d’achat,
• Interdire la cantine à l’enfant dont les deux parents ne travaillent pas,
• Muter les chefs de projets qui sont en doublons (CALE, GB, G2…)
• Fusionner les secrétariats des Elus de la majorité (PC, PS)
• Ne Plus remplacer les départs à la retraite ? Ne pas payer deux DGS ?
• Ne pas recruter à prix d’or des responsables au seul motif qu’ils sont sympathisant,
• Ne plus bloquer les expulsions (devant la Préfecture) des personnes quand elles ne payent pas les charges depuis des années,
• Optimiser la gestion du parc immobilier de la ville,
• Stopper les investissements dans les logements sociaux,
• …
Votre politique utopiste a désormais un coût : plus de 15 000 000 euros. La conséquence : + 50% d’augmentation des impôts locaux, soit en ce qui me concerne de plus de 1000 euros par ans. Pourtant quand je fais le calcul suivant => 15 000 000 / 26 500 habitants (selon INSEE) le résultat est de 566 euros.
Pourquoi cette différence ? Nous sommes bien d’accord que ma famille ne consomme pas plus d’éclairage public, n’use pas plus le goudron, a le même nombre de poubelle qu’une autre famille et bien nous payons pourtant deux fois.
Pour conclure :
N’est ce pas cela une véritable injustice sociale. La politique imposée par les Elus à Grigny n’a de cesse de favoriser l’accueil de personnes de plus en plus pauvres et qui paient de moins moins les services rendus par la collectivité.
Aider Oui, payer pour deux NON !

Anonyme a dit…

J'ai bien fais de venir mardi soir!
Tu as eu le courage de prendre des positions fortes en rappelant les resposabilités des uns et des autres.
Mais malheuresement, tu as en face de toi ou plus tôt dans ta majorité des personnes qui restent ferme sur leur position.
j'habite cette ville depuis longtemps j'ai toujours connu les mêmes au pouvoir, messieurs et mesdames place à une nouvelle génération et à des nouvelles idées et ambitions pour notre ville.
COURAGE CAR GRACE à TOI JE RETROUVE UNE FRAICHEUR DANS CE CONSEIL CAR TU FAIS BOUGER LES LIGNES.
Je connais beaucoups de personnes du centre ville qui te soutiennent!

Ta démarche est juste,
Bon vent
un admirateur qui attends de voir la suite

Anonyme a dit…

L'annonce de cette augmentation décidée unilatéralement par le Préfet a, en effet, provoqué une très vive émotion dans la population et mis la ville en ébullition.
Sans statuer sur les causes, des habitants se sont spontanément réunis dans un collectif pour combattre la conséquence : l'augmentation brutale et excessive qui, de l'avis de tous, même du Préfet, sera inefficace et dangereuse pour l'avenir de la Ville.
Un rendez-vous a été obtenu dans l'urgence, le 30.09.09 à 17.30 avec le Préfet.
Le collectif lui remettra la pétition porteuse du refus ferme des habitants de voir hypothéquer l'avenir de leur ville. Cette pétition a déjà recueillie + de 2.500 signatures en quelques jours !
Pour en savoit plus, notre Blog : http://collectifs999.blogspot.com/

COLLECTIF "100% CONTRE !"

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